17.11.2009
Quelle pilule ? (Revu et corrigé. Surtout corrigé)
"Quelle pilule veux-tu prendre ?
Pilule bleue : tu retournes au pays des merveilles "Fausse réalité"
Pillule rouge : Tu regardes la realité en face meme si ça fait mal"
Il parait que c'est dans Matrix (je risque pas de le savoir)
En ce moment je prends la rouge, et ce n'est pas simple à gérer.
Des fois, c'est même tellement douloureux, si difficile, que j'ai envie de me plonger dans un bain de pilules bleues, et de laver mon cerveau avec la télé (on a rien trouvé de mieux pour la lobotomisation). Tout serait tellement plus facile.
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05.11.2009
Ici et ailleurs... Bis
Cile, c'est amusant que tu aies écrit précisemment aujourd'hui qu'on ne publie pas la même chose ici que sur FB.
C'est évident, mais justement, depuis cette dernière note que j'ai publiée, je songe parfois à me retourner vers ce blog, attendu que finalement, sur FB, je me lâche moins qu'au début sur ce que je ressens.
Retour à la case départ, donc ! Car ce blog que j'avais délaissé en partie parce que je ne me sentais plus aussi à l'aise pour me confier va peut-être me permettre, du fait qu'il était tombé aux oubliettes depuis, de vider ce dont je ne sais plus trop où me débarasser...
13:04 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.10.2009
Ici... et ailleurs...
C'est vrai, Heure Bleue, je n'écris plus ici...
Je suis présente sur Facebook, et c'est là que parfois je jette mon humeur, que je réagis aux sujets qui me touchent et que souvent je pousse mes coups de gueule...
J'ai eu du mal à accrocher, au début. Le concept ne me plaisait pas et une fois dedans, je trouvais ça moche, compliqué et sans intérêt. Pourquoi m'être inscrite alors ? Pour avoir des nouvelles d'une jeune fille qui vit à l'autre bout du monde et qui avait abandonné son blog.
Et puis maintenant j'y suis à l'aise et j'avoue que c'est bizarrement ma meilleure source d'information. Par les liens que mes "ami(e)s" affichent sur leur "mur", les groupes d'information qu'ils créent, je m'informe de ce que la presse non-formatée et non-inféodée publie. Ils font ce que je n'ai pas le temps de faire : trier l'information. Avec plusieurs sources, je pioche ainsi en fonction de mes centres d'intérêt et de ce que j'ai le temps de lire.
Sinon, sinon... la vraie vie est compliquée...
Quelques images de quelques beaux moments des derniers mois...
Week-end à Vassivière...
15:12 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.06.2009
Histoire sans paroles
22:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.04.2009
Promis, j'ausculterai plus mes rides le matin
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Ce soir, au vernissage, ma fille discutait avec une copine et la mère de celle-ci lui a demandé si j'étais bien sa "mère" car elle avait hésité avec "soeur"... J'étais sur le c...
Ma fille a haussé les épaules, blasée : "Ben c'est pas la première fois qu'on me dit que tu pourrais être ma soeur".
Eh ben moi je dis des trucs comme ça, je veux bien en entendre tous les jours.
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22:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2009
En ce moment c'est vert... c'est beau...
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En ce moment le jardin m'offre un réconfort inestimable en vert et beau.
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12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2009
Mes chats
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Je n'ai pas été élevée dans l'amour des animaux. Dans l'amour des autres et des gens non plus d'ailleurs. J'ai fait mon apprentissage toute seule.
Je n'ai jamais voulu d'animal, je pourrais m'en passer. Et puis, à la demande de ma fille, nous avons eu un chaton, puis l'année d'après -le premier n'apportant pas toutes les satisfactions espérées, d'ailleurs après avoir fait ses besoins partout il est parti pour la xième fois et n'est plus revenu- un second. Une seconde plutôt.
La naissance de la première portée a été un moment formidable, mais douloureux puisqu'ils sont morts les uns après les autres, tous les cinq. Aussi, la seconde portée (trois) a été chouchoutée. A tel point que nous ne les avons pas donnés. Ce sont donc quatre matous noirs et blancs qui gravitent autour de nous et j'avoue que j'en suis parfois un peu gaga, en tous les cas ils me font craquer.
Voilà pour l'entrée en matière, l'explication du pourquoi et comment les chats à la maison. Mais l'idée de la note était autre :
"Je regarde très souvent les chats, et tu ne peux pas imaginer comme je les envie.
Ce sont de vrais épicuriens, ils ne se sentent obligés de rien, ne font pas les beaux, ne sont pas dociles, n'attendent rien mais apprécient les caresses.
Libres. Totalement libres tout le temps."
(extrait d'un mail envoyé aujourd'hui à un ami)
Et cela me fait rêver.
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17:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Modification d'un paragraphe de la note précédente
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Plus je m'éloigne de ma famille, plus je prends conscience de l'importance des autres membres du cercle. Mais je ne suis pas sûre qu'il y ait un lien de cause à effet. Je n'ai jamais été proche de ma famille et plus les années passaient, plus je sacrifiais au rituel des visites et des textos, pour me donner bonne conscience, mais sans conviction.
Depuis que j'ai mis une distance brutale et nette, je me sens mieux, même s'il est trèèèès difficile de ne pas culpabiliser. Et dans le même temps, donc, au fur et à mesure que j'avance sur la nationale, je prends la pleine conscience de la valeur de mes amis et du besoin que j'ai d'eux. Je redécouvre aussi un peu celle de Chéri. Mais là, ça reste fugace...
Parfois j'ai du mal à tout vivre seule... faire le jardin et la cuisine pour "personne" n'est pas très motivant...
Parfois il me manque. Ou quelqu'un me manque ?
Pourtant je l'aime, ça, c'est sûr...
... "mais"... pas tout le temps, pas pour tout, pas avec du monde...
Cela fait beaucoup d'exceptions, tout de même.
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17:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Journée rime avec...
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... glander, futilités, se reposer, trainer, surfer... (la liste pourrait être longue)
Je viens de passer (perdre ?) une bonne heure sur Facebook à faire des tests débiles.
J'ai toujours dit que j'accrochais pas à Facebook. Je me suis inscrite pour avoir des nouvelles de la soeur de mes enfants, mais je n'aime pas son utilisation. Et puis, et puis... en ce moment j'ai du temps, alors j'en dépense un petit peu à naviguer de sites en sites, de blogs en blogs, de commentaires en commentaires et, de fil en aiguille, j'ai fini par faire quelques tests pour que mon côté superficiel puisse s'exprimer... :-P
Du temps pour moi.
Ca, c'est un luxe que je redécouvre.
Moi qui n'avais pas eu une semaine de vacances depuis 2 ans, qui rêvais d'une vraie coupure, qui projetais de prendre 10 jours en juillet et une semaine en août et de partir 8 jours en Bretagne chez une amie, je me suis subitement retrouvée avec 6 semaines d'arrêt.
Sensation étrange. Sensations étranges.
C'est amusant, j'ai découvert le commentaire de MJC alors que je venais poster cette note et justement essayer de parler de ce qui se passe en ce moment. Pas simple d'ailleurs, car chaque journée apporte son lot de surprises, de contradictions, de douleurs ou d'heureuses surprises, de moral stable ou au contraire de rechute.
J'ai l'impression, depuis que je suis en arrêt, que je peux enfin penser. C'est comme si avant, en travaillant, j'étais engagée dans une voie à sens unique dont je ne voyais pas le bout. Depuis, elle s'est élargie, le soleil a percé à travers les nuages, elle est devenue route nationale, parfois à plusieurs voies et j'apperçois le carrefour qui se rapproche... Bon, y'a toujours des ornières, ça fait un bail qu'ils ont pas dû la refaire, et puis je suis souvent obligée de freiner, je suis parfois prise dans des embouteillages et dans ces moments-là il me tarde de rentrer à la maison et de ne plus entendre les klaxons.
Plus je m'éloigne de ma famille, plus je prends conscience de l'importance des autres membres du cercle. Mais je ne suis pas sûre qu'il y ait un lien de cause à effet. Je n'ai jamais été proche de ma famille et plus les années passaient, plus je sacrifiais au rituel des visites et des textos, pour me donner bonne conscience, mais sans conviction.
Depuis que j'ai mis une distance brutale et nette, je me sens mieux, même s'il est trèèèès difficile de ne pas culpabiliser. Et dans le même temps, donc, au fur et à mesure que j'avance sur la nationale, je prends la pleine conscience de la valeur de mes amis et du besoin que j'ai d'eux. De celle de Chéri aussi d'ailleurs :-)
Même que je m'interroge sur mon sacro-saint besoin de ne vivre avec personne... est-il envisageable qu'un jour il soit remis en question ?
Aujourd'hui, après une journée de vrai été, il pleut des cordes, le contraste est saisissant, le moral en prend un coup, mais le prétexte est bienvenu pour rester enfermée, cocooner, faire du feu dans la cheminée, profiter de l'ordi libre avant la sortie de l'école...
Je redécouvre le plaisir de l'entretien du jardin, du résultat. Je découvre aussi le plaisir de cuisiner. Y'a encore du boulot à ce niveau-là, mais l'envie est enfin là. Jamais je n'aurais eu envie de consacrer du temps à ces activités si le médecin n'avait pas mis un stop sur ma route.
Comment ferai-je après ? (j'essaie de ne pas penser à l'après... c'est dur...)
"Profiter".
Profiter du moment présent, profiter du temps disponible, profiter de soi...
"En profiter".
En profiter pour réfléchir, pour faire "des choses", pour se mettre à jour, pour avancer, pour projeter...
Pas facile de lâcher prise, de laisser faire le temps. Ce temps est compté, je voudrais tellement que ça bouge, que ça avance.
Ca presse...
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11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2009
Aujourd'hui plus qu'hier
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"Plus qu'amis, moins qu'amoureux", c'était sa formule.
"Tendres, mais pas amants", c'est moi qui l'ai complétée.
Jamais ça n'avait été autant vrai que ce week-end.
Jamais ça n'avait été aussi abouti. Intense. Evident.
Comme si on avait trouvé le point d'équilibre.
Et puis le fait qu'il soit venu maintenant m'a fait un bien fou.
J'avais besoin de discuter autant, de tout déballer, d'entendre son avis, son analyse.
Il m'aide beaucoup à traverser ce tunnel.
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09:20 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.01.2009
Eh ben voilà, c'est malin
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Je peux plus le dire.
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10:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.01.2009
Mon âge ?
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La trentaine...
C'est la dernière fois que je peux le dire.
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21:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2008
18...
Il y a 18 ans aujourd'hui...
(No coment sur le coup de vieux et tout et tout...)
Bon anniversaire Raphaël...
12:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.11.2008
"Nos enfants nous accuseront"
Un très beau film.
http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/
Pas mal d'infos sur la fiche ciné d'allociné : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138220.html
Et des extraits sur : http://www.dailymotion.com/video/x6r5g4_nos-enfants-nous-...
http://www.dailymotion.com/video/x6mwyu_nos-enfants-nous-...
Quelques chiffres effroyables :
- Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l'environnement.
- 70% des cancers sont liés à l'environnement dont 30% à la pollution et 40% à l'alimentation.
- Chaque année en France , on constate une augmentation de 1.1% des cancers chez les enfants.
- En France , l'incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l'homme...
- Dans le sang du cordon ombilical, on peut retrouver jusqu'à 300 substances chimiques.
Un film très bien fait, à la fois terrifiant et plein de possibles... A voir et à faire savoir...
En Dordogne par exemple, il ne passe qu'à Sarlat cette semaine... Chers Périgourdins, vous avez jusqu'à lundi soir !
Et après la projection, à cogiter et à ne pas laisser sans suite... :-)
13:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La côte de popularité de Sarko remonte en flêche...
... ou la preuve que les gens n'ont plus de cerveau.
Ca me désespère.
Continuez à regarder la grand messe servie par la télé, et dites "Amen" au Grand Gourou.
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04.11.2008
Des milliers de paysans indiens se suicident après avoir utilisé des OGM
Les partisans des OGM nous expliquent que ces "plantes extraordinaires" aident à lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Au lieu de se contenter de lire les revues ou les rapports de l’industrie, Andrew Mallone est allé sur le terrain. Dans cet article, il nous raconte ce qu’il a vu en Inde : "En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que l’on craignait."
C. BERDOT (traducteur de l'article)
Article de Andrew Malone, paru dans le Daily Mail, le 3 novembre 2008
Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que l’on craignait.
Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.
Tandis que les flammes consumaient le cadavre, l’avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce au boom économique que connaît l’Inde, ce qui les attend, c’est un travail d’esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi les pauvres.
Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il s’est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.
Dans l’incapacité de payer l’équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue
Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu’il avait laissées lorsqu’il se tordait, agonisant. D’autres paysans avaient regardé - sachant par expérience que toute intervention serait vaine - plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.
Gémissant, il avait rampé jusque sur un banc devant sa petite maison située à 180 km de Nagpur en Inde Centrale. Une heure plus tard, tout son cessa et sa respiration s’est arrêtée. A 5 heures, ce dimanche la vie de Shandakar Mandaukar avait cessé.
Alors que les voisins se rassemblaient pour prier devant la maison familiale, Nirmanan Mandaukar, 50 ans, leur raconta comment elle était revenue précipitamment des champs pour trouver son mari mort. « C’était un mari aimant et attentionné » dit elle en pleurant. « Mais il n’en pouvait plus. L’angoisse psychologique était trop forte. Nous avons tout perdu. »
La récole de Shankara a été mauvaise deux fois. Bien sûr la famine et les épidémies font partie de la vieille histoire de l’Inde. Mais la mort de ce paysan respecté est due à quelque chose de bien plus moderne et sinistre : les plantes modifiées génétiquement.
On a promis à Shandakar comme à des millions d’autres paysans comme lui, des récoltes et des rentrées d’argent incroyables, s’il passait de la culture de semences traditionnelles à la culture de semences GM. Séduit par ces promesses de richesses futures, il a emprunté l’argent afin d’acheter des semences transgéniques. Mais les récoltes ne furent pas au rendez-vous et il se retrouva dans la spirale de l’endettement et sans revenu.
Shankara n’est qu’un de ces fermiers – on estime leur nombre à 125 000 - à se suicider à cause de cette offensive brutale qui utilise l’Inde comme champ d’essais pour OGM.
Cette crise appelée « Génocide OGM » par les militants a reçu un coup de projecteur lorsque récemment, le Prince Charles affirma que la question des OGM était « une question morale mondiale » et que le moment de mettre une fin à son avancée inexorable était venu.
S’adressant par vidéo à une conférence qui se tenait dans la capitale indienne New Delhi, il provoqua la colère des dirigeants des biotechnologies et de certains politiciens en condamnant « le taux vraiment effroyable et tragique de suicides chez les petits paysans indiens ayant pour cause… l’échec de nombreuses variétés d’OGM ».
En face du Prince, on trouve de puissants lobbyistes pro-OGM et des homme politiques importants qui prétendent que les plantes modifiées génétiquement ont transformé l’agriculture indienne en donnant des rendements plus élevés que jamais. Le reste du monde devrait choisir « l’avenir » et suivre cet exemple.
Alors qui dit la vérité ? Pour le savoir, je suis allé dans la « ceinture des suicides », dans l’état de Maharashtra.
Ce que j’ai découvert est extrêmement dérangeant et a de profondes implications pour les pays – y compris la Grande-Bretagne – où l’on débat pour savoir si on autorise ou pas la culture de semences manipulées par des scientifiques pour contourner les lois de la nature
Car même les chiffres officiels du Ministère Indien de l’Agriculture confirment que, dans un contexte de crise humanitaire immense, plus de 1000 paysans se suicident chaque mois.
Des petites gens de zones rurales, qui meurent dans une lente agonie. La plupart ingurgite de l’insecticide – une substance bon marché dont on leur avait pourtant promis lorsqu’ils furent obligés de cultiver des plantes GM coûteuses, qu’ils n’en auraient plus besoin.
Il apparaît qu’ils sont très nombreux à être endettés massivement auprès des prêteurs de fonds locaux, après avoir sur-empruntés pour acheter les semences OGM.
Pour les pro-OGM, les vraies raisons de ce chiffre épouvantable sont la pauvreté rurale, l’alcoolisme, les sécheresses et le « désespoir agraire ».
Mais comme j’ai pu le découvrir lors de mon voyage de 4 jours dans l’épicentre de la catastrophe, ce n’est qu’une partie de l’histoire.
Dans un petit village que je visitais, 18 paysans s’étaient suicidés après avoir été engloutis dans les dettes dues aux OGM. Dans certains cas, les femmes ont repris le ferme de leur mari défunt, mais pour finalement se suicider elles-mêmes.
Latta Ramesh, 38 ans but de l’insecticide, après une mauvaise récolte – deux ans après que son mari ne disparaisse lorsque les dettes OGM étaient devenues trop importantes. Elle a laissé un fils de 10 ans, Rashan, confié à des parents. La tante de la défunte, assise sans énergie à l’ombre près des champs, raconte « qu’il pleure lorsqu’il pense à sa mère ».
Village après village, des familles me racontent comment elles se sont endettées après qu’on les ait convaincues d’acheter des semences GM au lieu des semences de coton traditionnelles. La différence de prix est vertigineuse : 15 euros pour 100 grammes de semences OGM, par rapport à moins de 15 euros pour 100 kilos fois de semences traditionnelles
Mais les vendeurs ainsi que les représentants du gouvernement avaient promis aux paysans qu’il s’agissait de « semences magiques » avec de meilleurs plantes, sans parasites ni insectes.
En fait, dans une tentative pour promouvoir l’adoption des semences OGM, les variétés traditionnelles ont été interdites dans de nombreuses banques de semences gouvernementales.
Les autorités avaient un intérêt matériel dans la promotion de cette nouvelle biotechnologie. En essayant désespérément d’échapper à l’extrême pauvreté des années qui succédèrent à l’indépendance, le gouvernement avait accepté d’autoriser les nouveaux géants des biotechnologies comme le numéro un du marché, l’états-unien Monsanto à vendre leur nouvelles créations semencières
Déjà dans les années 80 et 90, l’Inde qui avait autorisé l’accès au marché du second pays le plus peuplé de la planète avec plus d’un milliard d’habitants, s’était vu garantir en contre-partie des crédits du fond Monétaire International, ce qui l’a aidé à lancé une révolution économique
Mais si des villes comme Mumbay et Delhi ont vécu un boum économique, la vie des paysans est retombée dans une période sombre.
Bien que la surface indienne plantée en OGM ait doublé en 2 ans – passant à 17 millions d’ha – pour de nombreux paysans, le prix à payer est terrible.
Les semences de coton GM, garanties protégées contre les parasites, se sont révélées ne pas être les semences magiques promises, mais ont été infestées par le vers de la capsule, un parasite vorace.
On n’avait pas prévenu les paysans non plus que ces variétés nécessitaient deux plus d’eau. C’est ce qui a fait la différence entre la vie et la mort. Avec l’absence de pluie, ces deux dernières années, les plantes GM ont tout simplement séché et sont mortes, laissant les paysans paralysés par les dettes et sans moyen pour les rembourser.
Comme l’argent a été emprunté à des prêteurs locaux à des taux d’usuriers, des centaines de milliers de petits paysans se sont vus perdre leurs terres lorsque les semences coûteuses ont été un échec.
Dans le passé, lorsqu’une récolte était mauvaise, les paysans pouvaient toujours conserver des graines et les replanter l’année suivante.
Par contre cela n’est pas possible avec les semences GM qui contiennent la technologie « Terminator », ce qui signifie qu’elles ont été modifiées génétiquement afin que la plante ne puisse plus produire de semences viables.
De ce fait, les paysans doivent chaque année acheter de nouvelles semences au même prix exorbitant. Pour certains il s’agit là aussi de la différence entre la vie et la mort.
Prenez le cas de Suresh Bhalasa, un autre paysan qui était incinéré cette semaine, laissant derrière lui une femme et deux enfants.
Lorsque la nuit fut tombée après la cérémonie et que les voisins se regroupèrent dehors, tandis que les vaches sacrées étaient ramenées des champs, il ne faisait aucun doute pour sa famille que tous les ennuis avaient commencé au moment où on les avait encouragés à acheter du coton Bt, une plante modifiée génétiquement par Monsanto.
« Nous sommes ruinés maintenant » dit la femme du défunt, âgée de 38 ans. « Nous avons acheté 100g de coton Bt. Notre récolte a été mauvaise deux fois. Mon mari est devenu dépressif. Il est parti dans les champs, s’est allongé et a bu de l’insecticide. »
Les villageois le mirent sur un rickshaw et se dirigèrent sur des chemins ruraux cahoteux, vers l’hôpital. Alors que sa famille et les voisins s’amassaient dans la maison pour lui rendre un dernier hommage, elle racontait : « Il a crié qu’il avait pris de l’insecticide et qu’il était désolé ».
Interrogée pour savoir si le défunt était un ivrogne ou souffrait de « problèmes sociaux » comme l’affirment les responsables pro-OGM, cette assemblée calme et digne explosa de colère. Un des frères du défunt nous expliqua « Non ! Non ! Suresh était un brave homme. Il envoyait ses enfants à l’école et payait ses impôts ».
« Ce sont ces semences magiques qui l’ont étranglé. Ils nous vendent ces semences en nous disant qu’elles n’ont plus besoin de pesticides coûteux, mais ce n’est pas vrai. Nous devons acheter les mêmes semences aux mêmes compagnies chaque année. Ca nous tue. S’il vous plait, dites au monde ce qui se passe ici. »
Monsanto a reconnu que la croissance de la dette était « un facteur de cette tragédie ». Mais, en pointant sur le fait que la production de coton avait doublé ces 7 dernières années, un porte-parole ajoutait qu’il y a d’autres raisons pour la crise récente, comme « des pluies au mauvais moment » ou des sécheresses, soulignant que les suicides avaient toujours fait partie de la vie de l’Inde rurale.
Les responsables soulignaient aussi le fait que de nombreuses études d’opinions montraient que les paysans indiens voulaient des semences GM – sans aucun doute encouragés qu’ils sont par des stratégies de marketing agressive
Durant le cours de mes enquêtes au Maharashtra, je rencontrai trois observateurs « indépendants » parcourant les villages pour se renseigner sur les suicides. Ils insistèrent sur le fait que les semences GM n’étaient que 50% plus chères – mais admettaient plus tard que la différence était de 1000%.
(Un porte-parole de Monsanto insistait ensuite, affirmant que leurs semences ne coûtaient que le double du prix « officiel » des semences traditionnelles, mais admettait que la différence pouvait être beaucoup plus grande, si les semences traditionnelles étaient vendues par des marchands « sans scrupules » qui vendent souvent aussi de « fausses » semences GM qui sont sujettes aux maladies.)
Alors qu’il y des rumeurs comme quoi le gouvernement proposerait de façon imminente des compensations pour stoper la vague de suicides, de nombreux paysans disaient qu’ils ont un besoin désespéré de toute forme d’assistance. « Nous voulons juste nous sortir de nos problèmes. Nous voulons de l’aide pour que plus aucun d’entre nous ne doive mourir ».
Le Prince Charles était si frappé par la détresse des paysans qui se sont suicidés qu’il a lancé une association caritative, la Fondation Bhumi Vaardan, pour aider ceux qui sont touchés et afin de promouvoir des plantes biologiques indiennes au lieu des OGM.
Les paysans indiens commencent aussi à se battre. Alors qu’ils ont pris en hôtage des distributeurs de semences et organisé des protestations de masse, un gouvernement attaque Monsanto en justice à cause du prix exorbitant de ses semenes.
Tout cela arrive trop tard pour Shandakar Mandaukar qui devait 80 000 roupies (1 500 euros) lorsqu’il s’est suicidé. « Je lui ai dit que nous pouvons survivre » nous dit sa veuve, ses deux enfants toujours à ses côtés, alors que la nuit tombe. « Je lui ai dit qu’on trouverait un moyen de s’en sortir. Il a juste répondu qu’il valait mieux qu’il meure ».
Mais la dette ne meurt pas avec lui : à moins qu’elle ne trouve un moyen de la rembourser, elle ne pourra plus payer l’éducation des enfants. Ils vont perdre leur terre et rejoindre les hordes que l’ont voit mendier par milliers, le long des routes de ce pays immense et chaotique.
Il est cruel de voir que ce sont les jeunes qui souffrent le plus de ce « génocide OGM », cette même génération censée pouvoir sortir de cette vie dure et miséreuse, grâce aux « semences magiques ».
Ici, dans la ceinture indienne des suicides, le coût de l’avenir modifié génétiquement est meurtrièrement élevé.
http://www.amisdelaterre.org/Le-genocide-OGM.html
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03.11.2008
Quelques images des évènements ayant marqué les 2 derniers mois
Week-end Pyrénées-Orientales




Naissance des 3 chatons
Happy birthday Tristan...


Mini-week-end Arcachon





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29.10.2008
Les CRA
Vous voyez nos prisons, cette honte de la république ? Eh bien les Centre de Rétention Administrative, c'est pire.
Petit apperçu : un document déjà ancien, mais qui résume bien :
http://www.resf24.info/zfiles/10.pdf
A voir :
http://www.cetaitpiredemain.org/?bec99ef040fb3bcb2ac8d37e...
Pour protester contre la réforme ministérielle qui modifie les conditions d’intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative.
Pour en savoir plus sur la rétention, le rapport 2007 de la Cimade :
http://www.cimade.org/assets/0000/0645/Rapport_Cimade_ret...
Et, bien sûr, le site :
http://www.cimade.org/poles/enfermement-eloignement
Et puis, et puis, plein de choses à lire et à faire sur et avec RESF :
http://www.educationsansfrontieres.org/?page=sommaire
.
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28.10.2008
"Quel est notre degré de civilisation ?"
.
(...)
Selon le Nouvel Observateur "L’Administration pénitentiaire (AP) a publié, vendredi 24 octobre, un communiqué d’un de ses "experts", le professeur de psychiatrie Jean-Louis Terra, qui met en cause le rôle des médias dans l’augmentation des suicides en prison, en soulignant "les risques de médiatisation du suicide".
Le professeur Jean-Louis Terra a peut-être raison sur le plan psychiatrique, et je ne prétends pas avoir les compétences pour en discuter. Mais l’on ne peut dissocier l’aspect psychiatrique de la question des conditions et des raisons de la détention. Et sur ce point là il est urgent qu’il y ait un vrai débat public pour informer sur la réalité de la condition carcérale et s’interroger sur les raisons et les objectifs de l’enfermement, et sur les mesures alternative à l’enfermement, l’enfermement à domicile avec port de bracelet électronique n’étant pas une mesure alternative.
Selon Fédor Dostoïevski, le degré de civilisation d’une société pourrait se juger à l’état de ses prisons. Interrogeons nous d’urgence sur le degré de civilisation que nous prétendons avoir !
Le 26 octobre 2008
Jean-Michel Arberet, Conseiller municipal d’Arcueil, partenaire du groupe communiste
http://jm-arberet.over-blog.com/
Extrait de "Le Grand Soir", journal militant d'information alternative, article du 26 octobre 2008 : "
Quel est notre degré de civilisation ?" : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7327
.
13:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2008
« L'histoire honteuse de l'antitsiganisme en Europe est oubliée - et se répète »
[18/08/08] Seuls quelques milliers de Roms en Allemagne ont survécu à l'holocauste et aux camps de concentration. Ils ont eu énormément de mal à se construire une vie nouvelle, après avoir perdu tant de membres de leur famille et vu leurs biens détruits ou confisqués. En outre, nombre d’entre eux étaient en proie à la maladie. Certains d'entre eux cherchèrent à obtenir réparation mais leurs demandes furent rejetées pendant des années
Or, justice ne fut pas rendue à ces survivants pendant la période post-hitlérienne. Au procès de Nuremberg, l'extermination massive des Roms ne retint pas l'attention, ce qui est significatif. Le génocide des Roms –Samudaripe ou Porrajmos – ne fut guère reconnu dans le discours officiel.
Cette négation passive de la sinistre réalité ne pouvait hélas pas surprendre outre mesure les Roms eux mêmes car, pendant des générations, ils avaient été traités comme un peuple dépourvu d'histoire. Les violations dont ils avaient été victimes furent rapidement oubliées, si tant est qu'elles aient été reconnues
Malheureusement, l'histoire se répète.
C'est pourquoi, il est particulièrement appréciable que le Conseil de l'Europe ait établi une série de fiches d'information sur l'histoire des Roms. Ces fiches sont destinées aux enseignants, aux étudiants, aux responsables politiques et autres décideurs et à toute personne désireuse de savoir quelles épreuves ce peuple a traversées.
Les lecteurs de ces fiches d'information peuvent ainsi découvrir que les divers groupes roms ont subi, en Europe, cinq cents ans de répression honteuse depuis qu’ils sont arrivés d’Inde au terme d’une longue migration. Les méthodes répressives étaient variées, allant de l'esclavage au massacre en passant par l'assimilation forcée, l'expulsion et l'internement. Les « raisons d'être » de ces politiques étaient, quant à elles, similaires. Les Roms étaient considérés comme peu fiables, dangereux, criminels et indésirables. Ils étaient ces étrangers dont on pouvait aisément faire des boucs émissaires lorsque les choses tournaient mal et que la population locale ne voulait pas en assumer la responsabilité.
En Valachie et en Moldavie (la Roumanie d'aujourd'hui), les Roms vécurent dans la servitude pendant des siècles, jusqu'en 1855, date à laquelle les derniers esclaves roms furent enfin émancipés.
En Espagne, un jour de 1749, plus de dix mille Roms furent arrêtés dans le cadre d'une action militaro policière soigneusement planifiée. Selon un homme d'Eglise éminent qui conseillait le gouvernement, cette opération avait pour but « d'éradiquer cette sale race qui était odieuse à Dieu et pernicieuse à l'homme ». Les conséquences furent effroyables pour la communauté rom ; les déportations, les détentions, le travail forcé et les meurtres détruisirent, en grande partie, la culture rom originelle.
Au XVIIIe siècle, sous l'Empire austro hongrois, les autorités appliquèrent une politique d'assimilation forcée. Les enfants roms furent retirés à leurs parents et l'on interdit aux Roms de se marier entre eux. En outre, il ne fut plus permis de pratiquer la langue romani. Cette politique fut brutalement appliquée. Par exemple, tout individu employant la langue « tsigane » était passible d'une condamnation à la flagellation.
Au XXe siècle, les fascistes s'en prirent aussi aux Roms. En Italie, fut publiée, en 1926, une circulaire qui ordonnait l'expulsion de tous les Roms étrangers afin de « débarrasser le pays des caravanes tsiganes qui, cela allait s'en dire, constituaient un risque pour la sécurité et la santé publique du fait du mode de vie caractéristique des Tsiganes ».
L'instruction indiquait clairement que le but était de « frapper au cœur de l'organisme tsigane ». Dans l'Italie fasciste, les Roms furent ainsi en butte à des discriminations et à des persécutions. Nombre d'entre eux furent détenus dans des camps spéciaux ; d'autres furent envoyés en Allemagne ou en Autriche et plus tard exterminés.
En Roumanie, le régime fasciste de la « garde de fer » entreprit les déportations en 1942. Comme de nombreux Juifs, quelque 30 000 Roms furent déplacés en Transnistrie où ils connurent la faim, la maladie et la mort. Seule la moitié d'entre eux environ parvinrent à survivre aux deux années de privation extrême qu’ils endurèrent avant que la politique ne change.
En France, quelque 6 000 Roms furent internés pendant la guerre, dans la zone occupée, pour la majorité d'entre eux. Contrairement à d'autres victimes, les Roms ne furent pas systématiquement remis en liberté lorsque les Allemands battirent en retraite. Les nouvelles autorités françaises virent dans l'internement un moyen de les forcer à la sédentarisation.
Dans les Etats baltes, un grand nombre d'habitants roms furent tués par les forces d'invasion allemandes et leurs partisans locaux au sein de la police. 5 à 10 % seulement des Roms d'Estonie survécurent. En Lettonie, près de la moitié des Roms furent fusillés et l'on estime qu'en Lituanie, les Roms furent aussi tués dans leur grande majorité.
En fait, les idées racistes de l'époque n'épargnaient aucun pays d'Europe. En Suède, pays neutre, les autorités avaient déjà, dans les années 1920, encouragé la mise en œuvre d'un programme de stérilisation qui avait principalement pour cible les Roms (et qui s'est poursuivi jusque dans les années 1970). En Norvège aussi, des pressions s'exercèrent sur les Roms en vue de leur stérilisation.
Le régime nazi définissait les Roms (dont les Sintis) comme une « race inférieure » ayant un « comportement asocial » considéré comme héréditaire. Ce jugement était en fait une amplification de préjugés anciens et largement répandus tant en Allemagne qu'en Autriche. Lesdites lois raciales de Nuremberg, datant de 1935, privèrent les Roms de leur nationalité et de leurs droits civils. Il était exigé qu'ils soient internés dans des camps de travail et stérilisés de force.
Un plan antérieur imaginé par les racistes nazis et visant à maintenir certains Roms « de race pure » dans une sorte de musée anthropologique fut oublié, tandis que d’autres Roms, en particulier des enfants, furent sélectionnés pour être soumis aux cruelles expériences médicales de Josef Mengele. Une politique de stérilisation forcée fut mise en œuvre, souvent sans anesthésie.
L'élimination systématique des Roms débuta pendant l'été 1941 lorsque les troupes allemandes attaquèrent l'Union soviétique. Ils étaient considérés comme des espions (à l’instar de nombreux Juifs) au service du « bolchévisme juif » et furent fusillés en masse par l'armée allemande et les SS. De fait, dans toutes les zones occupées par les Nazis, des Roms furent exécutés.
Les chiffres sont imprécis mais l'on estime que plusieurs centaines de milliers de Roms furent exécutés dans ces circonstances, y compris dans les Balkans où les massacres étaient soutenus par les fascistes locaux. La milice Oustacha de Croatie géra des camps mais organisa aussi des déportations et procéda à des exécutions massives. .
En décembre 1942, le régime nazi décida de déporter à Auschwitz tous les Roms du « Reich allemand ». Là, ils durent porter un triangle noir et se faire tatouer un Z sur le bras. De tous les détenus du camp, ils avaient le plus fort taux de mortalité : 19 300 d'entre eux y perdirent la vie. Sur ce nombre, 5 600 furent gazés et 13 700 moururent de faim, de maladie ou à la suite d'expériences médicales pratiquées sur eux.
On ne sait toujours pas combien de Roms au total furent victimes des persécutions nazies car ils ne furent pas tous inscrits comme Roms et les registres sont incomplets. L’absence de statistiques fiables sur le nombre de Roms vivant dans ces régions avant leur extermination massive rend encore plus difficile l'estimation du nombre réel de victimes. Selon les fiches d'information du Conseil de l'Europe, il est fort probable que ce nombre s'élève à au moins 250 000. D'après d'autres études crédibles, plus de 500 000 Roms perdirent la vie, et peut être même beaucoup plus.
Les fiches d'information soulignent la nécessité d’entreprendre des recherches complémentaires sur l'histoire des Roms. Les Roms eux mêmes ont eu peu de moyens de consigner les événements et les autorités n'avaient guère intérêt à le faire. Cependant, il y a des spécialistes roms et autres dont les travaux doivent être encouragés (les auteurs des fiches d'information ont notamment mis à profit les connaissances de plusieurs d'entre eux comme Ian Hancock et Grattan Puxon).
Cela dit, les fiches d'information publiées ont déjà des effets positifs. J'espère que de nombreuses personnes les liront et que les gouvernements européens soutiendront cette démarche et la faciliteront en traduisant ces textes dans leur langue nationale et en les diffusant auprès des enseignants et des responsables politiques entre autres. Il faudrait aider les organisations roms à les propager aussi largement dans leur communauté.
Un lecteur attentif ne pourra que tirer un certain nombre de conclusions. L'une d'entre elles est qu'il n'est pas surprenant que de nombreux Roms éprouvent de la méfiance vis à vis de la société majoritaire et que certains considèrent les autorités comme une menace. Lorsqu'on leur enjoint de se faire recenser ou de donner leurs empreintes digitales, ils craignent le pire.
En effet, plusieurs pays ne reconnaissent toujours pas l'oppression dont cette minorité a été victime par le passé et n'ont présenté officiellement aucune excuse. On peut, néanmoins, citer un bon exemple de comportement inverse ; en 2003, le gouvernement de Bucarest a pris la décision de créer une commission sur l'holocauste qui a, ultérieurement, publié un important rapport sur la répression et les massacres en Roumanie pendant la période fasciste.
Les fiches d'information montrent que les Roms ne vivent pas en nomades pour des raisons retorses ou parce qu'ils ont le voyage « dans le sang ». Lorsque c'est possible, ils se fixent bel et bien quelque part mais, pendant longtemps, ils ont dû se déplacer d'un pays à l'autre ou au sein d'un même pays pour éviter la répression ou simplement parce qu'ils n'étaient pas autorisés à s'installer dans un endroit donné. L'autre raison principale est que le type d'emploi ou de travail qui leur était accessible exigeait leur déplacement.
L'histoire nous donne des leçons sur la façon de faire face à la montée actuelle de l'antitsiganisme dans certains pays. Le discours de certains responsables politiques et des médias xénophobes ravive les stéréotypes séculaires au sujet des Roms, ce qui, à son tour, « légitime » les actions, souvent violentes, menées contre des personnes roms. Une nouvelle fois, on en fait des boucs émissaires.
Le discours d'aujourd'hui contre les Roms est tout à fait semblable à celui qu'employaient les nazis et les fascistes avant que ne commence l'extermination de masse dans les années 1930 et 1940. On prétend à nouveau que les Roms sont une menace pour la sécurité et la santé publique. Aucune distinction n'est faite entre une poignée de délinquants et la majorité écrasante de la population rom. C'est une attitude honteuse et dangereuse.
Thomas Hammarberg
« Également disponible sur le site du Commissaire, sur www.commissioner.coe.int ».
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17.10.2008
"3.000 milliards de dollars : on pouvait donc sauver le monde..."
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"""Pour sauver une poignée de banquiers, tous les Etats du monde ont réussi à trouver 3.000 milliards d'un coup alors qu'ils oublient depuis des années de payer le vingtième de cette somme pour sauver les pays pauvres de la famine, des pandémies et de la misère (...)""".
La suite ici, sur Marianne2 : http://www.marianne2.fr/3-000-milliards-de-dollars-on-pou...
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14.10.2008
Pour Jean Ziegler "Un enfant qui meurt de faim aujourd'hui est assassiné"
L'ex-rapporteur de l'Onu pour le droit à l'alimentation Jean Ziegler qualifie la faim dans le monde de "crime contre l'Humanité" et s'élève particulièrement contre le développement des biocarburants et la spéculation sur les denrées de base.
"En 2000, le premier objectif du millénaire que les Etats de l'Onu s'étaient fixé était de réduire la faim structurelle de moitié d'ici 2015, or la catastrophe ne cesse de s'agrandir pour toucher 925 millions de personnes", souligne M. Ziegler dans un entretien à l'AFP à l'occasion de la Journée internationale de l'alimentation du 16 octobre.
"Depuis 2000, les Etats les plus riches n'ont pas trouvé les 82 milliards de dollars par an pendant cinq ans nécessaires pour atteindre les huit objectifs du millénaire notamment la fin des épidémies ou de la faim mais parallèlement depuis début septembre des milliers de milliards de dollars ont été brûlés dans la crise financière", s'emporte le sociologue suisse.
Selon M. Ziegler, qui consacre son dernier livre, publié la semaine dernière, à cette thématique, "cette absurdité va renforcer la haine de l'Occident ressentie dans les pays pauvres". "Imaginez-vous en Afrique, les gens qui vont vers la mort à cause de la faim et qui apprennent par leur petite radio que les Américains et les Européens préfèrent sauver leurs banques", s'indigne-t-il. "C'est un crime contre l'Humanité qui est en train d'être perpétré, un enfant qui meurt de faim aujourd'hui est assassiné".
Le manque de moyens financiers concerne également le Programme alimentaire mondial de l'Onu, dépendant de la contribution des Etats, et qui, pour Jean Ziegler, "en est réduit à rationner la nourriture pour les réfugiés, par exemple au Darfour où un adulte reçoit 1.600 calories par jour au lieu des 2.200 recommandées par l'Organisation mondiale de la santé" (OMS).
Selon M. Ziegler, rapporteur spécial de l'Onu pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, "la tragédie de la faim s'est également amplifiée à cause de l'explosion des prix mondiaux des matières agricoles" qui ont provoqué des émeutes dans une quarantaine de pays au printemps 2008 et "en raison du développement aussi massif que criminel des agrocarburants".
"La Banque mondiale elle-même dit qu'environ 45% de l'augmentation des prix des denrées de base est due aux prélèvements faits sur le marché mondial par les biocarburants", souligne M. Ziegler, aujourd'hui membre du comité consultatif du conseil des droits de l'Homme de l'Onu.
"Pour obtenir 50 litres d'agro-éthanol pour faire marcher une voiture américaine, il faut brûler 358 kilos de maïs, ce qui ferait vivre un enfant mexicain pendant une année", assure-t-il. "Et le crime continue puisque l'Union européenne va s'y mettre".
Parallèlement, ajoute-t-il, environ 40% des augmentations de prix des produits de base, sont dues "à la spéculation de ceux qui ont fui la bourse financière fin 2007 lors du premier petit krach et se sont transportés essentiellement à Chicago où sont fixés spéculativement les prix des principaux produits agricoles".
M. Ziegler espère qu'avec le krach financier, "les gens qui vont souffrir en Occident, vont tout à coup découvrir l'ennemi" qu'il définit comme "le néolibéralisme qui a fait croire qu'une dérégulation frénétique allait résorber tous les problèmes de l'Humanité dont la faim".
Selon lui, "cet obscurantisme totalement discrédité va lentement se déliter en faisant malheureusement d'autres victimes, avant d'être jeté dans les poubelles de l'Histoire".
Par Isabelle LIGNER
http://www.france24.com:80/fr/20081014-jean-ziegler-enfan...
16:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2008
Ah oui...
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J'allais oublier, puisque jamais deux sans trois (notes) : Je t'aime.
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21:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je me protège
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Journée particulière.
Beaucoup discuté, ressassé en long, en large et en travers tous les tenants et les aboutissants de cette réunion professionnelle qui n'a pas eu lieu et qui est repoussée de 15 jours, de ce problème que nous avons pris à bras le corps, que tu as pris en charge autant que moi afin de me faciliter la tâche, la vie.
Je me sens plus légère du fait que tu sois à mes côtés pour surmonter. Et toutes ces heures de discussion ont bien allégé mon esprit. Je suis plus sereine, plus confiante, je me sens plus forte.
Journée particulière.
Retrouvé la pêche, après une semaine difficile, fatigue surtout, questionnements divers. Je sais pourtant que c'est comme ça presque tous les mois à la même époque...
Retrouvé le plaisir de t'appeler, de te voir, le manque, le désir aussi. Le plaisir intense d'un repas préparé pour toi et partagé avec toi. Une certaine euphorie. Proche toutefois de la limite à ne pas dépasser pour basculer de l'autre côté.
Journée particulière.
Me sens portée par le soutien inattendu, l'intelligence rassurante et la complicité naturelle de P.. Et par votre longue discussion à mon sujet. Ca fait si chaud au coeur.
3 mois, 3 semaines, 3 jours, 3 nuits. Me sens portée par la pensée que dans 3 semaines je préparerai notre départ en week-end. Trois jours et demi rien qu'à nous, 3 nuits dans tes bras, après 3 mois d'attente.
Journée particulière.
Dernier jour de vacances. Sensation mitigée. Effervescence, portée par le courant, les préparatifs des 3 rentrées successives mais aussi résignation, et découragement à l'idée de recommencer à me lever à 6h.
Interrogation sur la nouvelle organisation, sur l'absence de Tristan certains soirs de semaine, alors que je l'ai nourri, douché, couché et levé chaque jour d'école, toute l'année et géré toute l'année, chaque jour d'école...
Journée particulière.
Lucidité nouvelle sur certaines personnes chères à mon coeur, analyse de certaines amitiés, des raisons réelles de certaines attitudes. Nouvelle compréhension de leurs mécanismes de fonctionnement, révélation sur leurs faiblesses, éclairage nouveau, je ne suis pas seule dans ce cas, les "apparemment si forts" sont donc si faibles, bon sang mais c'est bien sûr...........
Même si cette découverte me renforce, elle n'évite pas l'espoir, donc le risque de déception.
Nécessité : me protèger.
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21:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Spéciale dédicace
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Parce que même sans oublier ce que le passé a pu produire de plus mauvais en terme d'éducation et de relation avec ses Frère et Soeur plus Grands, j'ai envie de te dire merci ce soir pour la relation que nous entretenons actuellement et la manière dont se passe l'alternance avec le Petit.
Naturellement, intelligemment, dans l'échange et le partage, dans le souci de son bien-être à Lui mais aussi celui de faciliter la vie de l'autre.
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21:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2008
Mon amour pour toi c'est, entre beaucoup d'autres choses...
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... une faim de toi globale, absolue, permanente, et bien entendu insasiable.
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16:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2008
J'ai trouvé ma devise
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"Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder"
Oscar Wilde
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07:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.06.2008
Ca passe !
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Ca y est, c'est fait, ils "passent" tous les deux. Euh... tous les 3 d'ailleurs (que je n'oublie pas le P'tit Bonhomme...)
Pour les Grands, l'interrogation, c'était surtout la filière et les options. Mais on leur a accordé ce qu'ils avaient choisi, c'est cool.
Il n'a pas été collé de toute l'année, ne s'est pas fait virer de cours... Incroyable.
C'est Elle qui a pris le relais (un peu...) Tout aussi surprenant...
C'est pratiquement les vacances. C'est les vacances s'ils le veulent en fait. Et je vais cesser de me lever à 6 h pendant 3 mois. Et ça aussi, c'est vraiment très très bien.
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21:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.05.2008
Perplexe
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J'ai un pac-man dans le cerveau
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07:36 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.05.2008
Dommage que tu sois si loin
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(Chéri, lui, est content que tu n'habites pas plus près :-P
L'est pourtant pas jaloux, mais quand il a vu que ta voiture était encore là après l'aube, l'a pas laissé les mots tendres habituels dans son premier message de la journée :-S)
Ce n'était pas le meilleur foie gras qui soit, mais qu'importe, la soirée, elle, a tenu ses promesses.
Et la suivante, qui n'était pas prévue, a dépassé tout ce que j'aurais pu imaginer.
Comme c'était bon de te retrouver, mais surtout de lâcher prise, de parler, de rire, de partager, d'évacuer, de faire des excès...
Et mes enfants m'ont étonnée. Agréablement.
Vivement la prochaine fois que tu descends, même sans bouteille, même si on se fait pas le grand restau prévu.
C'est tellement mieux que les médicaments... double parenthèse dans le marasme ambiant. D'un extrême à l'autre, c'est vrai. Et quel extrême :-)
Vivre l'instant présent, tu me l'as assez répété. Ca et tout le reste... ne t'inquiètes pas, tes paroles font toujours leur chemin dans ma p'tite tête et il en ressort toujours qq chose de positif, tu le sais.
Et tu mérites que je te prouve que je peux le faire. Même si pour l'instant, après 3 nuits presque blanches et un p'tit pincement au coeur je suis tellement fatiguée que je me pose la question de savoir si j'y arriverai...
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18:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
...
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Elle avait 39 ans.
Un gamin de 16 ans.
2 ans et demi, elle a lutté.
Un pas en avant, deux en arrière.
Pudeur sur les souffrances, l'état physique, les maux et le nom des cancers.
J'aurais aimé que cela n'arrive jamais, et pourtant j'avoue que je suis heureuse d'avoir été "près" de toi ces derniers mois pour t'accompagner.
Je n'oublierai jamais les quelques mots de ton texto cette nuit-là "voilà, c'est fini..."
et les frissons que je ressens encore.
Formidable tu as été, jusqu'au bout.
Hallucinant de force, de courage, d'optimisme.
Une vraie leçon.
Et puisque la vie continue, avec ses merdes mais aussi ses moments de partage, promis, je vais t'en dégoter un de ces foie gras pour la prochaine fois que tu descendras !
Ta-psy-préférée-qui-elle-seule-sait-trouver-les-mots
(Il parait)
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20:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2008
Je ne pense qu'à ça
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Je ne pense pas qu'à ça, qu'à Lui, mais je n'ai pas envie de parler du reste, de mes coups de sang, de colère, de mes soucis et mes inquiétudes, de ces sujets d'actualité qui me font tomber les bras ou me mettent hors de moi.
Je n'ai pas envie de gravité quand je viens ici. Et ça fait un bout de temps que ça dure.
Je me sens futile quand je me relis, mais qu'importe. Je sais que ce n'est qu'une vitrine.
(...)
Il me tarde dimanche soir, puis éventuellement le dimanche soir suivant.
Dernière ligne droite, le stress est multiplié par 4, l'effervescence est contagieuse, les tensions palpables.
Avec quelles équipes vais-je travailler après ?
Tous ces cons qui veulent une place et ne sont capables de rien... c'est effrayant...
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22:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dans quelques temps je suis sûre que ce sera pareil
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(...)
- J'y pense très très souvent, cela me tracasse... je me dis que je n'ai pas le droit de t'imposer cela.
- Mais tu ne m'imposes rien ! Je savais ce qu'il en était ; je l'ai accepté ainsi...
- Oui, mais je me dis que tu mérites autre chose, que ce n'est pas une vie pour toi, que je n'ai pas le droit de...
- Tu n'es pas décisionnaire pour l'autre...
- Bien sûr, mais tu es jeune, souvent seule, tu as besoin de quelqu'un qui soit près de toi dans les moments difficiles, j'enrage d'ailleurs de ne pouvoir faire plus pour t'aider, que peut-être quand tu rentres le soir...
- Je ne veux surtout vivre avec personne !
- ... Il est vrai que nous n'en avons encore jamais parlé...
- Alors tu peux être rassuré sur ce point...
- Mais j'ai bien retenu... tu as dit aussi que cela te convient parce que tu es débordée, pas souvent chez toi, que tes enfants ont besoin de toi... mais... peut-être, dans quelques temps...
(...)
Parce qu'on peut être présent sans être là, parce qu'on peut donner même quand on a peu de temps et même dans l'adversité, parcequ'on peut être comblé(e) par la qualité même quand il manque un peu de quantité. Parce que je te préfère, toi, non-disponible, pour tout ce que tu m'apportes malgré les difficultés de nos situations qu'un autre jeune, beau, disponible mais vide d'amour et de conversation...
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22:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.03.2008
Sur le fil, toujours
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Le temps de rien, même pas celui de dormir assez.
Plus de vie sociale, de loisirs, de sorties.
Mes boulots dans lesquels je vois beaucoup de monde compensent un peu.
Mais ce n'est pas pareil.
Façon j'ai pas le choix. Trop fatiguée.
Pas assez à la maison.
Alors quand un week-end d'un jour et demi où (presque) rien n'est prévu se profile, ça confine au bonheur.
Essayer de ne pas trop forcer sur les tâches à rattraper.
S'accorder un peu de repos, s'occuper des enfants.
Et penser un peu à soi. Lire, par exemple, si possible.
Mais je ne me plains pas. J'assume, j'avance.
Et je pense à toi.
Et là... la dure semaine qui vient de s'écouler, le fragile équilibre physique et nerveux qui a basculé plus d'une fois, tout cela s'envole.
Tu es là.
Tel un ange gardien.
La meilleure des énergies renouvelables, selon mon expression favorite.
"Merci"
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11:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2008
Je peux pas le dire
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C'est parfois lourd de ne pas pouvoir en parler, de ne pas pouvoir raconter.
C'est même souvent lourd un tel secret. "Secret défense" a dit ma fille à son frère...
Sourire.
Le coeur gonflé de toi, le manque perpétuel, l'incroyable histoire.
Si tu n'étais pas là je ne tiendrais pas le coup, ni physiquement, ni moralement.
Le planning est trop chargé, trop lourd, le rythme trop épuisant. (Ca rime à quoi ? Ne surtout pas se poser de questions...)
Tu es mon carburant, mon énergie, mon moteur même.
Tu es incroyablement tout ce dont j'ai besoin, tout ce que j'aime.
Merveilleux, émouvant.
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22:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.02.2008
Youhou !
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Récupérer l'ordi et redécouvrir l'adsl à la maison le même jour, quel pied... !
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10:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2008
J'en ai maaaaarre !
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D'avoir la crêve
Que l'ordi de la maison soit en panne.
Mais sinon tout va bien.
Pas mal de perturbations, de bonnes perturbations,
voire de perturbations hallucinamment bouleversantes.
Et il faut bien ça pour supporter le rythme.
Mais siii, tout va bien je te promets !
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15:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.01.2008
Tiens, d'ailleurs...
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... le Reste, comment vas tu ? je n'ai pas encore eu de nouvelles de toi aujourd'hui...
Je ne ressens même pas de manque de cette absence d'évolution positive, de la stagnation (attendue) de cette situation.
C'est grâce aux autres domaines qui monopolisent mon attention, le boulot, les assos, les ami(e)s, grâce à mon emploi du temps chargé, à ma fille qui a besoin de moi le week-end, grâce aussi à tes mots, à tes signes, tes attentions à distance, à tes coups de fil, ce "nous" que tu prononces.
Je n'aurais jamais cru pouvoir me contenter de cela...
Le plaisir de savoir que tu es là, ce que tu ressens pour moi, le plaisir de se dire qu'on est -encore- ensemble, le regard des autres, les compliments (oui, je sais, j'ai bien choisi :-)))
... me contenter de cela...
... pour le moment.
Ca commence tout de même à faire quelques jours que tu n'es pas passé...
Oui, je sais, tu y penses, tu l'as prévu, tu en as envie, tu vas tout faire pour, c'est toi qui le dis, j'ai rien demandé... tu es même presque surpris que ça me fasse plaisir aussi... pfff... tu es donc si peu sûr que je ne suis pas encore lassée de ton manque de disponibilité ?
Mais tu as raison de redouter ma lassitude. Car parfois...
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14:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
En fait non, je suis pas en forme du tout
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D'abord, c'est pas le matin, tu as raison.
Et c'est pas que je viens juste de me lever, non, je débauche, même, là tu vois.
Mais c'est tellement dur en ce moment que j'ai pas encore vraiment émergé...
Le week-end end commence enfin... ouf...
Cette semaine fut très difficile, épuisante.
Je suis littéralement vidée moralement et physiquement.
Pourtant j'aime assez ce qui se passe, l'avancée dans le travail, l'évolution dans les autres domaines, les perspectives, cette sorte de stabilisation et de "confortation sociale"... mais alors... qu'est ce que c'est chargé professionnellement depuis quelques semaines, je n'en reviens pas.
Mais je progresse... :-) c'est gratifiant.
Et les questions s'éloignent un peu...
Et ça aide à bien vivre le reste.
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14:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Je suis très en forme ce matin
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"Tu es comme le sucre et le lait dans le thé, indispensable à l'énergie, à la douceur et au plaisir".

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14:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.01.2008
Une année de plus, c'est rien
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Surtout quand on est rôdé, qu'on en a déjà un paquet derrière.
Mais celle-ci, c'est la dernière petite bougie avant d'en remplacer neuf par une plus grosse.
Dans un an, tu changes de décennie, ma vieille.
En attendant, ça fait toujours -et encore- une occas' de trinquer.
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00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.12.2007
Et la suite, c'est...
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... fêter dignement la fin de cette année et amorcer en beauté la suivante.
- Ou ne rien fêter du tout. D'ailleurs
- Oh, si, quand même, un peu... non ?
- Mouais, mais juste parcequ'envie de faire la fête, alors, pas parcequ'on change d'année... :-))
- D'accord ;-)
- Tchin...

Tout plein de pétillant pour toi, pour vous...
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12:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
Bon, ben déjà, ça c'est fait...
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On peut passer à la suite.
Après quelques jours de flottement, moral en berne, puis physique idem, je me retrouve enfin.
Ces heures passées au téléphone avec toi cette semaine y sont sans doute pour beaucoup.
Toujours là pour écouter, partager, comprendre, confier, détendre, encourager, distiller l'évidence, l'apaisement, le sens de ce qui est important.
Et le tournant.
Non, pas un tournant. C'est juste que les mots sont posés, échangés, sur ce qui était jusqu'à présent non-dit mais qui existait déjà, que l'on sentait, que l'on savait.
Il n'empêche que cela a densifié ma vie affective, lui a donné un autre relief, sans créer d'autres perspectives. Et c'est ça qui est énorme. Et sacrément important aujourd'hui.
Une expérience unique, que toi seule pouvait engendrer.
Parce que tu es vraiment unique.
On l'est tous et toutes ? "Oui mais", toi plus que les autres...

Eh ben moi je dis que j'ai vraiment de la chance.
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19:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.12.2007
Moi j'aime pas Noël
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Mais ça ne m'empêche pas de vous souhaiter, et de nous souhaiter, de le vivre de la manière la plus chaleureuse et agréable possible... puisqu'il faut...
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[Et Heureux Noël à vous 6, oui, toi, T.-Ch. avec "toutes tes Filles" ;-) et ton Grand]
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16:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sépia, comme le souvenir d'une époque révolue
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Pourtant, non, cette photo ne fait pas partie du passé, mais... quand va t'elle te laisser en paix ? ou... quand auras-tu le courage de... ?
C'était si bien, quand on était totalement libres...
Surmonter la difficulté.
Beau challenge.
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16:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.11.2007
Délire à l'eau de rose

22:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2007
Question récurrente
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Vaut-il mieux une passion éphémère (pléonasme) ou une histoire plus longue mais (un peu trop) pépère ?
Parfois j'ai des doutes...
Mon parcours me fait préférer tantôt l'une, tantôt l'autre.
Mais il sait aussi parfois me faire goûter aux deux simultanément.
Et c'est d'ailleurs là que les emmerdes commencent.
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21:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La Passion est Ephémère
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Tant pis, du moment qu'elle revient souvent.
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20:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les "A." se suivent et ne se ressemblent -heureusement- pas (TER et fin)
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Ah ben en fin de compte, non...
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20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.11.2007
"Recherche épicéas pour orner la ville"
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C'est le titre de l'article paru dans au moins un hebdomadaire du département et feuilleté ce matin par hasard.
"17 sapins de 6 à 10 m de haut, et un de 17 à 20 m sont nécessaires, chaque année, pour orner et décorer les places des quartiers de la ville à l'occasion des fêtes de fin d'année.
D'année en année, les stocks s'épuisent. La ville lance un appel aux particuliers afin de continuer à donner à la citer des aires de fête. La ville recherche des épicéas, arrivés à maturité, dans un rayon de 10 km autour de Périgueux, que les particuliers cèderaient à titre gracieux.
En contrepartie, la ville s'occupera des opérations d'abattage et de nettoyage du chantier.
D'avance elle remercie les généreux donateurs (...)"
Non mais j'hallucine... !
Oyez oyez braves gens, vous pourriez pas couper les magnifiques sapins qui ornent votre parc ou votre jardin, juste pour faire plaisir quelques jours au Père Noël, et qu'après on les mette à la poubelle ? Alleeeez, un p'tit effort !
"Les stocks s'épuisent", vous comprenez...
(Et ils le disent en plus !)
Z'ont vraiment pas mal sans dèc...
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17:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


